Regarder la personne âgée* (par Pascale Gondebaud Sylvander)

L’accompagnement de la personne âgée dans la durée : entre attachement et perception de lassitude.

« …Trouver ou retrouver la dignité dans un regard complice : chemin ambivalent et délicat entre plaisir du souvenir et gout de l’oubli ; entre douleur de l’oubli et apaisement du souvenir. Laisser s’incarner ces souvenirs l’espace d’un moment. »

Comment sommes-nous perçus et vus par la personne âgée ? Comment la regardons-nous ? Faire exister dans notre regard la femme/l’homme, le parent, l’enfant que la personne a peut-être eu, qu’elle a été et que j’ai été ?

Objectifs

  • Interroger le sens d’un accompagnement dans la durée : se renouveler, s’adapter, se relier à l’équipe soignante.
  • Se ressourcer autour des notions principales de l’accompagnement comme la résilience, la vulnérabilité, l’institutionnalisation.
  • Mobiliser des ressources adaptatives dans cet échange où l’accompagnant explorera aussi son rapport à l’âge, aux souvenirs, à la mort.
  • Accueillir les thèmes de l’enfance, de la parentalité, du plaisir, la survenue de la maladie, de la souffrance, de la mort (directement ou indirectement évoquée).
  • S’appliquer à dégager du sens et à admettre pour plausible ce que l’interlocuteur tente d’exprimer. Les nommer.
  • Donner, placer des mots sur nos réalités partagées.
  • Apprendre à distinguer les symboles et recourir à la métacommunication de manière créative.
  • Maintenir une qualité d’écoute attentive : l’accompagnement des émotions, de celles de l’accompagnant pour s’en servir d’étayage dans la relation.
  • Donner la place au regard en pleine présence vers un regard plus sensible.
  • Le (re)positionnement de distanciation de l’accompagnant : entre le « pari du sens » et « le pas de côté » avec l’humour, aussi.

Contenu

  • La vie dans un Etablissement Hébergeant des Personnes Agées
  • épendantes (EHPAD) :
    spécificités de ce lieu de vie, par rapport au milieu hospitalier
  • La maladie d’Alzheimer et démences apparentées
  • L’institutionnalisation dans l’accompagnement des personnes âgées
  • Le syndrome de glissement, la notion de « secret intérieur »
  • Les écueils de « l’usure » de l’accompagnant
  • L’effet pygmalion : influence des attentes positives
  • Rappel des bases de la communication et des outils non verbaux
  • La place et le langage du regard dans la relation

Méthodes pédagogiques

Alternance d’apports théoriques et d’exercices expérientiels : réflexion et mise en lien avec la pratique de l’accompagnement, exercices de mise en situation en sous-groupe avec restitution au groupe, études de cas concrets et de situations vécues, photolangage, vidéo, interviews filmés, exercices de « prise de personnages » pour se surprendre sur d’autres repères de vulnérabilité.

* En partenariat : 6 places sont réservées aux bénévoles de l’association AIM – Jeanne Garnier