En 2025, la France renforce sa fiscalité sur les logements vacants pour lutter contre la pénurie de logements dans les zones tendues. Deux taxes principales sont concernées : la taxe sur les logements vacants (TLV) et la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV). Ces mesures visent à encourager les propriétaires à remettre leurs biens sur le marché locatif.
La Taxe sur les Logements Vacants (TLV)
La TLV s’applique aux logements non meublés restés inoccupés pendant au moins un an dans les zones tendues. Elle est calculée sur la valeur locative cadastrale et s’élève à 17 % la première année, puis à 34 % les années suivantes. Les fonds collectés sont reversés à l’Agence nationale de l’habitat (Anah) pour financer des projets de rénovation et de mobilisation du parc immobilier.
La Taxe d’Habitation sur les Logements Vacants (THLV)
La THLV concerne les logements non meublés vacants depuis plus de deux ans dans les communes qui ont choisi de l’instaurer. Le taux d’imposition varie selon les collectivités et peut atteindre 60 % en 2025. Cette taxe responsabilise les propriétaires et combat la vacance prolongée, même dans les zones où la pression immobilière est moindre.
Obligations et Déclarations
Depuis 2023, les propriétaires doivent déclarer l’occupation de leurs biens via impots.gouv.fr avant le 1er juillet. Cette déclaration est essentielle pour déterminer l’application des taxes sur les logements vacants. Elle précise si le logement est une résidence principale, secondaire ou vacant.
Paiement et Contestation des Taxes
Une fois la taxe calculée, un avis d’imposition est envoyé, indiquant le montant à régler. Le paiement peut être effectué par chèque, virement ou prélèvement. En cas de contestation, une réclamation peut être déposée, bien que cela n’annule pas l’obligation de paiement. Un sursis peut être demandé sous certaines conditions.
Exonérations
Certaines propriétés sont exonérées de la TLV ou de la THLV. Cela inclut les biens non destinés à l’habitation, ceux appartenant à des organismes HLM, ou les logements vacants malgré la volonté du propriétaire (par exemple, en cas de vente ou location infructueuse). Les logements nécessitant des travaux lourds représentant au moins 25 % de leur valeur, ainsi que les résidences secondaires meublées déjà soumises à la taxe d’habitation, sont également exclus. Des documents probants doivent être fournis pour justifier ces cas.
En conclusion, la fiscalité sur les logements vacants en 2025 vise à inciter les propriétaires à mettre leurs biens sur le marché locatif, réduisant ainsi la pénurie de logements dans les zones tendues. Les propriétaires doivent être vigilants et bien informés pour éviter des taxes inattendues. Une bonne gestion et déclaration de leurs biens sont essentielles pour se conformer aux nouvelles régulations fiscales.
